Dans un récent billet, Matt Cutts, ingénieur chez Google s'exprime sur la question de l'achat de liens aux seules fins de booster son PageRank.

En effet le Pagerank repose sur le postulat qu'un lien sur une page web constitue une recommandation (ou un vote), et donc un indice de qualité. Hors les liens payés vont à l'encontre de ce postulat : le lien n'est plus établi pour sa pertinence par rapport au sujet traité, mais simplement vendu à des fins de positionnement, ce qui affecte la pertinence des moteurs utilisant ce type d'analyse.

Matt Cutts cite ainsi en exemple le journal des étudiants de l'université de Berkeley, site à fort PR, qui n'affiche pas moins d'une trentaine de liens "sponsorisés" menant entre autres vers des sites de casinos, de poker, ou des hotels en Italie...

Face à ce problème, Google affirme disposer de 2 types de défenses : des filtres algorithmique, tout d'abord, complétés par des pénalités semi-automatiques : s'il n'est pas question de pénaliser le positionnement des sites vendant des liens, Matt Cutts explique qu'ils pourraient cependant perdre leur capacité à transmettre du PR. Un "nofollow" imposé en somme.

Il n'est toutefois pas illégitime d'acheter des liens à des fins de promotion ciblée : Matt Cutts recommande dans ce cas d'utiliser l'attribut rel="nofollow", indiquant que le lien ne constitue pas un vote de la part du site partenaire.

Reste à voir si tout ceci est bien effectif et s'il ne s'agit pas simplement d'effrayer les webmasters obsédés par leur PageRank.

Mais la question qu'il faut se poser n'est elle pas simplement : "Ces lien profitent-t-ils à l'utilisateur ?"