L'ébullition qui a suivi l'annonce par Matt Cutts de la perte d'efficacité de l'attribut nofollow pour sculpter le PageRank d'un site a été une bonne démonstration de la tendance du microcosme du référencement à spéculer et à inventer régulièrement des techniques de référencement dites "avancées". Mais ces techniques, si elles sont parfois techniquement et conceptuellement avancées, n'avancent pas forcément à grand chose.

En effet, il y a bien eu changement de prise en compte de l'attribut nofollow. Mais celui-ci est intervenu il y déjà... un an ! Très curieusement, les apôtres de la technique, qui avaient pourtant clamé haut et fort son efficacité, n'ont pas remarqué de tendances à la baisse dans leurs positions. Preuve s'il en est de l'avantage décisif que leur procurait cet attribut désormais obsolète...

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : tenter de comprendre les algorithmes des moteurs comme le fait par exemple Bill Slawski, tester certaines techniques et ajustements "pointus", voir si certains éléments sont bien pris en compte ont tout leur intérêt. Réfléchir à la façon dont se propage le PageRank d'un site est tout à fait recommandé (et cela passe surtout par une bonne architecture). Mais j'ai parfois l'impression que l'industrie du référencement a constamment besoin de "hype" et de nouveautés pour se faire valoir et se justifier. On parle aujourd'hui beaucoup de sculpter son PageRank, mais auparavant il y avait eu le TrustRank, LSI... Tout cela crée beaucoup de billets, de discussions et de twitts, donne une crédibilité pseudo-scientifique mais qu'en reste-t-il ?

Je vais vous donner ma technique de référencement avancée : c'est l'empathie. En me mettant dans la peau d'un ingénieur de chez Google, je m'évite bien des spéculations inutiles, en me concentrant uniquement sur ce qui fait sens en terme d'information et de marketing. Cela peut sembler terriblement basique, mais sur la durée, c'est ce qui compte le plus. Je doute que Matt Cutts annonce un jour que le contenu n'est plus pris en compte par l'algorithme, que ce contenu n'ait plus besoin d'être accessible et structuré, ou que la qualité et la quantité des liens soient désormais indifférents. Adopter une démarche holistique incite à viser la Lune, là où on serait parfois tenter de viser le doigt...