Référencement, Design et Cie

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Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche © Sébastien Billard

4/12/2009

Un poster gratuit sur le SEO copywriting

Jean-Marc Hardy, auteur de 60questions.net vient de publier un poster intitulé "Comment plaire à Google", synthétisant les "basics" de l'écriture web orientée référencement.

J'ai trouvé le poster particulièrement bien conçu, et je conseillerais volontiers à tout site producteur de contenu de l'afficher dans sa salle de rédaction : sa mise en forme est limpide, et l'essentiel y est.

Certains points pourraient être nuancés, de mon point de vue (Jean-Marc tu as demandé des avis après tout ;) : Concernant la balise <title> par exemple, je ne serais pas aussi affirmatif sur la limite des 100 caractères. Les expérimentations ont prouvé que son contenu était indexé bien au delà. Mais il est vrai qu'une balise <title> ne devrait en général pas dépasser les 80 à 100 caractères, et qu'une valeur comprise entre 50 et 80 caractères me semble préférable (Pour rappel, Google n'affiche dans ses pages de résultats que 70 caractères au maximum).

Egalement, la formulation "le texte qui bénéficie d’une mise en forme particulière (balises <H2>, <H3>, <STRONG>...)" pourra faire sourciller les puristes, car les balises sémantique ne sont justement pas des balises de mise en forme. "Une structuration particulière" me semblerait plus indiqué.

16/11/2009

Quand une rédactrice et un référenceur se rencontrent...

...Cela donne naissance à "bien / pas bien" une série de billets où des pages web sont soumises aux regards croisés d'une ergonome éditoriale et d'un consultant SEO. Première analyse ici. Bonne lecture !

PS : si vous avez des exemples de pages que vous souhaiteriez voir commentées, n'hésitez pas à les mentionner sur le blog d'Eve ou ici-même :)

9/07/2009

Sortie du livre "Bien rédiger pour le Web et améliorer son référencement naturel"

"Bien rédiger pour le Web et améliorer son référencement naturel", le livre d'Isabelle Canivet est disponible dès aujourd'hui en librairie. En tant que préfacier et ayant participé (partiellement) à la relecture de l'ouvrage, je me devais de le signaler ;)

Consacré à l'écriture web, le livre aborde les enjeux d'une écriture centrée utilisateur, passe en revue les bonnes pratiques éditoriales et insiste sur les bénéfices d'une écriture adaptée en terme de référencement. Le tout est illustré de nombreux exemples.

Acheter le livre sur Amazon.

14/04/2009

Référencement, contenu : quelles interactions ?

Eve Demange, auteur du blog Plume Interactive présenté ici-même il y a quelques temps, m'a demandé de répondre à quelques questions autour des thèmes du référencement et du contenu. Le seconde partie de l'interview devrait suivre prochainement :)

10/04/2009

Les 2 premiers mots qui comptent

Dans sa dernière alerte, "First 2 Words: A Signal for the Scanning Eye", Jakob Nielsen insiste sur l'importance de choisir avec soin les tous premiers mots des micro-contenus que sont les titres et les liens.

Pourquoi ces premiers mots, ou "nano-contenus", sont-ils particulièrement importants ? Tout simplement parce l'internaute tend à survoler le contenu d'une page en première lecture, et que son attention se pose surtout sur le tout-début des micro-contenus (d'où les désormais classiques patterns en "F" et en "E"). S'il ne trouve pas dans cette zone des mots-clés correspondant à sa recherche, le micro-contenu dans son ensemble aura tendance à être ignoré, d'où une moindre efficacité du site.

Pour montrer ce comportement, Jakob Nielsen a demandé à 80 personnes de prédire ce qu'elles allaient trouver derrière 20 intitulés de liens tronqués, dont seuls les 11 premiers caractères avaient conservés. Il apparaît que les liens les plus efficaces, c'est-à-dire ayant permis aux internautes de deviner où ils allaient, sont bien ceux dont les tous premiers mots sont explicites, constituant ainsi un signal.

...La cerise sur le sommet de la pyramide inversée en quelque sorte ;)

9/04/2009

A venir : un livre sur l'écriture web et le référencement éditorial

"Bien Rédiger pour le Web et améliorer son référencement naturel" est un livre consacré à l'écriture web et au référencement éditorial écrit par Isabelle Canivet, consultante indépendante et auteur du site Action-rédaction.

L'ouvrage, publié chez Eyrolles, sortira en mai, et comprendra plus de 400 pages de théories et d'exemples illustrant les bonnes et mauvaises pratiques en matière d'écriture web.

Isabelle m'a gentiment demandé de préfacer son livre, chose que je n'ai pu lui refuser :)

Vous pouvez d'ores et déjà réserver l'ouvrage sur Amazon.

18/03/2009

La pyramide inversée par l'exemple : Le petit chaperon rouge

Charles Perrault était un conteur hors-pair, en plus d'être un polémiste enragé (contredisant en cela l'adage selon lequel "les bons contes font les bons amis"). Il eût toutefois probablement fait un très mauvais référenceur ou rédacteur web.

L'écrivain soucieux de produire un texte à la fois facile à lire et performant au niveau référencement gagnera à mettre en oeuvre le principe de la pyramide inversée. Il préférera ainsi pour son introduction ceci :

"Une petite fille se fait dévorer par un loup usant de malice alors qu'elle allait porter des galettes et du beurre à sa mère-grand, elle aussi victime de l'animal".

A cela :

"Il était une fois une petite fille de village, la plus jolie qu’on eût su voir ; sa mère en était folle, et sa mère-grand plus folle encore. Cette bonne femme lui fit faire un petit chaperon rouge, qui lui seyait si bien, que partout on l'appelait le Petit Chaperon rouge..."

(Dédicace à Muriel)

12/09/2008

Plume interactive, un blog sur la rédaction web

Plume Interactive est un blog que j'ai récemment découvert grâce à l'interview de son auteur par Eric Dupin.

Eve Demange y parle d'écriture web (ou plutôt d'ergonomie éditoriale, pour reprendre sa propre terminologie) et fournit de nombreux conseils et exemples pour des contenus web plus lisibles, plus efficaces et mieux référencés.

Bref un blog qui rejoint illico-presto mon agrégateur, à coté de ceux de Jean-Marc et Muriel (entre autres).

28/03/2008

George Orwell sur le langage clair

Connu pour son roman 1984, George Orwell était aussi un ardent défenseur du parler clair. Dans un essai intitulé "Politics and the english language" (1946), il déplore l'état de déliquescence de la langue, en particulier celle des politiques. Pour Orwell, il ne s'agit pas de s'apitoyer sur les évolutions du langage au nom d'un quelconque sentimentalisme, mais de faire prendre conscience qu'un langage imprécis, hermétique, trop porté sur l'abstraction et les poncifs est dangereux : il est la porte ouverte à la manipulation et ne favorise pas la réflexion. Orwell parlait de la langue anglaise. Mais sa reflexion est tout aussi pertinente en ce qui concerne la langue française et le langage marketing.

Traduction par mes soins de quelques passage significatifs (j'ai également copié quelques passages traduits par Michel Roudot):

"...Il est clair que le déclin d'une langue doit dépendre de causes politiques et économiques : il ne peut être dû à la seule mauvaise influence de tel ou tel individu. Mais un effet peut devenir une cause, qui va à son tour renforcer la cause première et en accentuer les effets ; et celà indéfiniment. Un homme qui se met à boire parce qu'il se considère comme un perdant se perdra définitivement en buvant. Il en va de même de la langue. Elle s'enlaidit et devient imprécise parce que notre pensée est confuse. Mais le laxisme en matière de langage facilite à son tour la confusion de notre pensée".

"Ce mélange de flou et d'impéritie est la caractéristique la plus marquante de la prose moderne, tout particulièrement en matière de discours politique. Aussitôt que certaines questions sont évoquées, le concrêt se dissout dans l'abstrait, et personne ne semble plus capable de s'exprimer autrement qu'en recourant à des formules éculées : la prose moderne consiste de moins en moins en des mots choisis pour leur sens, et de plus en plus en des phrases assemblées comme des éléments préfabriqués".

"L'écriture moderne dans sa pire forme ne consiste pas à sélectionner des mots pour leur signification et à employer des métaphore dans le but de faciliter la compréhension. Elle consiste en un assemblage de chaînes de mots déjà ordonnés par d'autres, rendu présentable par pure fumisterie. L'attrait de cette façon d'écrire, c'est sa facilité. Il est plus facile, et même parfois plus rapide si on en a l'habitude, de dire "à mon avis ce n'est pas une hypothèse déraisonnable que de penser que" que "je pense". Lorsque vous employez des expressions toutes faites, vous vous épargnez non seulement la recherche du mot juste, mais vous éludez également la question de la rythmique de vos phrases, puisque ces expressions sont conçues en général de façon à être plus ou moins euphoniques (...) En recourant à des métaphores, des analogies éculées et à des idiômes, vous vous épargnez bien des efforts mentaux, mais au prix d'un discours vague, aussi bien pour vos lecteurs que pour vous-même."

"Un auteur scrupuleux, pour chaque phrase qu'il écrit, se posera au moins quatre questions, à savoir : qu'est-ce-que j'essaie de dire ? Quels mots l'exprimeront ? Quelle image ou tournure le rendront plus clair ? Cette image est elle assez fraiche avoir un effet ? Et il s'en posera probablement encore deux : Pourrais-je le rendre plus concis ? Ai-je dit quoi que ce soit de laid qui soit évitable ? Mais vous n'êtes pas obligés de vous donner tout ce mal. Vous pouvez vous y soustraire simplement en ouvrant votre esprit et en laissant les expressions tout faites venir s'y entasser. Elles construiront vos phrases pour vous - penseront même pour vous, jusqu'à un certain point - et au besoin elles exécuteront le service important de masquer partiellement, même à vous-même, ce que vous voulez dire. C'est ici que le lien particulier entre la politique et la dégradation de la langue devient clair".

"De nos jours, le discours politique est en grande partie la défense de l'indéfendable. Des choses comme le maintien de l'autorité britannique en Inde, les purges russes et les déportations, le lancement des bombes atomiques sur le Japon, peuvent en effet être défendues, mais seulement par des arguments qui sont trop brutaux pour la plupart des gens et qui ne cadrent pas avec les buts déclarés des partis politiques. Le langage politique doit donc être en grande partie composé d'euphémismes, de questions réthoriques et de pur flou brumeux".

"Une masse de mots latins tombe sur les faits comme une neige molle, brouillant les contours et dissimulant tous les détails. Le grand ennemi du langage clair est l'hypocrisie. Quand il y a un écart entre les buts réels et les buts déclarés, on se tourne comme instinctivement vers des longs mots et des tournures usées, comme une seiche projetant son encre (...) Quand l'atmosphère générale est mauvaise, le langage souffre".

"Ce qui est par dessus tout nécessaire est de laisser la signification choisir le mot et pas le contraire. Dans la prose, la pire chose qu'on puisse faire avec les mots est de capituler devant eux. Quand vous pensez à un objet concret, vous pensez sans mots et ensuite, si vous voulez décrire la chose que vous avez visualisée vous faites probablement la chasse aux mots exacts qui semblent adaptés. Quand vous pensez à quelque chose d'abstrait vous êtes plus inclinés à utiliser des mots depuis le début et à moins que vous ne fassiez un effort conscient pour l'empêcher, le dialecte existant se précipitera et fera le travail pour vous, au coût de brouiller ou même de changer ce que vous vouliez dire. Il est probablement meilleur de repousser au plus tard possible l'utilisation des mots et d'éclaircir le sens autant qu'on peut par des images et des sensations. Après quoi on peut choisir - et non simplement accepter - les expressions qui couvriront le mieux la signification et finalement décider quelles impressions ses mots sont susceptibles de faire sur une autre personne. Ce dernier effort de l'esprit élague toutes les images éventées ou mélangées, toutes les expressions préfabriquées, les répétitions inutiles et d'une façon générale l'absurdité et le manque de précision."

Pour finir, George Orwell donne une série de conseil pertinents pour les rédacteurs :

  • N'utilisez jamais une métaphore, comparaison, ou autre figure de rhétorique que vous avez l'habitude de voir.
  • N'utilisez jamais un long mot quand un court convient.
  • S'il est possible de supprimer un mot, supprimez le toujours.
  • N'utilisez jamais le passif si vous pouvez utiliser l'actif.
  • N'utilisez jamais une expression étrangère, un mot scientifique, ou un mot de jargon si vous pouvez penser à un équivalent courant.
  • Violez n'importe laquelle de ces règles plutôt que de dire quoi que ce soit de franchement barbare.

26/03/2008

Un billet qui aurait dû s'intituler "Solutionnez-moi ces problèmes de clôture !"

Me voila bien embêté : alors que je ruminais depuis plusieurs semaines un billet fustigeant l'emploi des termes "clôturer" et "solutionner" en lieu et place des plus orthodoxes "clore" et "résoudre", quelques recherches m'ont en fait prouvé que j'avais tort. Ou du moins que l'usage de ces termes, bien que sujet à controverse, était quand même reconnu.

"Solutionner" aurait ainsi été employé par le proto-communiste Gracchus Babeuf dès 1795. "Clôturer" aurait été employé dans le sens de "mettre fin à" un peu avant, en 1787. Décidemment, l'époque était propice à la révolutionnarisation du vocabulisme.