Référencement, Design et Cie

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11/05/2007

Wikio propose un classement des blogs francophones

Wikio publie désormais lui aussi un classement des blogs. Deux catégories thématiques sont actuellement proposées (politique et high-tech), mais leur nombre devrait s'étoffer par la suite.

On peut être sceptique sur la notion d'influence souvent évoquée à l'occasion de tels classements (je le suis), mais la méthode de classement proposée par Wikio est intéressante à deux titres : seuls les liens des billets sont comptés et non pas les blogrolls, ce qui limite les effets de réseaux ; et tous les liens n'ont pas le même poids dans l'algorithme : une citation d'un blog populaire comptera plus qu'une citation d'un blog peu connu. L'algorithme Wikio est donc en cela très proche du PageRank utilisée par Google pour la recherche web.

Pour les amateurs de classements, rappelons qu'Alianzo propose également un classement national et régional de la blogosphère française.

19/04/2007

Le Web 2.0 pas si différent du Web 1.0

Le Web 2.0 n'est pas aussi participatif qu'on pourrait le croire : Bill Tancer explique ainsi lors du Web 2.0 Expo que seulement 0.16% des visiteurs de Youtube y déposent des vidéos. Les chiffres sont comparables pour Flickr, avec 0.2% de visiteurs y déposant des photos.

Voila qui réjoint l'étude menée par Jakob Nielsen en octobre 2006, selon laquelle dans une communauté en ligne, 90% des utilisateurs en moyenne sont passifs, 9% contribuent occasionnellement, et 1% sont à l'origine de l'essentiel de l'activité.

Il semble finalement que ce qui différencie le Web 2.0, du Web 1.0, ce soit surtout le numéro de version...

4/04/2007

Echanges sur l'écriture web en MP3

Ils étaient attendus depuis longtemps : Eric Delcroix vient juste de mettre en ligne les enregistrements de la table ronde sur l'écriture web organisée en février dernier par Blog en Nord. Vous y entendrez donc les voix de Gilles Klein (beaucoup), Jean Marc Hardy, Sébastien Bailly, Eric Delcroix ainsi que celle de votre serviteur (un peu).

La qualité audio est plutôt médiocre, mais je ne peux que vous encourager à les écouter, tant les échanges y étaient riches.

17/03/2007

W3 Campus : Jour J-13 !

On me dit que quelques places restent encore disponible pour :W3 Campus, le séminaire organisé par Webmaster Hub les 30 et 31 mars à Marseille... Ne tardez donc pas trop pour réserver ;)

A noter que le thème de la dernière conférence a été modifié : les intervenants présenteront dans une première partie quelques méthodes avancées et innovantes de référencement, puis débattront ensuite des techniques sur les techniques de référencement "white hat" et "black hat".

11/02/2007

Retours sur un Blog en Nord dédié à l'écriture web

Vendredi avait donc lieu l'édition de Blog en Nord consacrée à l'écriture web, en présence de Jean-Marc Hardy, Sébastien Bailly, Gilles Klein, Eric Delcroix, et... de votre serviteur, invité sur le plateau un peu par surprise :) Muriel Vandermeulen était également de la partie, mais coté public.

Une des premières questions portait sur la pertinence d'une distinction entre écriture papier et écriture web. Pour Jean-Marc Hardy et Sébastien Bailly, nul doute que l'écriture web est bien spécifique, même si les techniques qu'elle utilise trouvent leur source dans l'écriture papier, en particulier journalistique. Les régles de la pyramide inversée et de cinq "W" sont ainsi rappelées. Les deux spécialistes de l'écritures web rappelle à juste titre l'apport de l'hypertexte, la technique du "front loading' et l'importance de prendre en compte le référencement. Au passage, Sébastien Bailly insiste sur le fait qu'écrire pour le web, ce n'est pas forcément écrire court. Gilles Klein est plus nuancé, et pense qu'il n'y a pas de réelle frontière entre les supports, en prenant l'exemple du journal 20 Minutes, écrit de façon à être lu rapidement et facilement, même si l'attention du lecteur est faible. Gilles Klein remarque quand même que le web a ses spécificités : on n'y est pas limité par la place comme sur une publication papier. Pour Eric, l'écriture web se caractérise également par une plus grande liberté.

Concernant la relation entre référencement et écriture, Gilles Klein se montre un peu agacé par cette contrainte et dénonce le "name dropping". Pour Jean-Marc Hardy, il y a un équilibre à trouver entre référencement et qualité du texte, et l'on va parfois trop loin dans le référencement au détriment de la qualité des contenus. Pour ma part, je pense qu'il n'y a pas d'équilibre à trouver, dans le sens où il n'y a pas à sacrifier de la visibilité pour gagner en lisibilité ou l'inverse. C'est plus une harmonie qu'il faut rechercher : les directives d'accessibilité, les techniques éditoriales et celles de référencement vont dans le même sens, et un texte bien conçu devrait être performant sur tous ces plans (même si les moteurs sont encore trop souvent abusés par des textes grossièrement "rédigés").

Autre question abordée, les perspectives d'avenir pour les spécialistes de l'écriture web : Gilles Klein pense que l'on se dirige vers une spécialisation et non une polyvalence. Jean Marc Hardy est assez optimiste pour le futur, et je le rejoins sur ce point : même si l'écriture web est encore peu popularisée, les entreprises y viendront (doucement), tout comme elles sont venues au référencement il y a quelques années. Après tout, ce métier existe déjà outre-atlantique, et le référencement aussi bien que l'accessibilité et l'efficacité commerciale appellent des textes bien conçus, et donc des gens pour les écrire. Une certaine transversalité entre éditorial, référencement et accessibilité est donc, à mon avis, un atout.

Voila pour les principaux sujets traités, j'espère avoir retranscris fidèlement les propos des différents intervenants. D'autres compte-rendus sont accessibles via le site Blog en Nord. Très curieusement, peu de questions techniques sur l'écriture ont été posées lors de cette rencontre. Il est aussi étonnant, comme le fait remarquer Eric, que peu de professionnels du web se soient déplacés. Sont-ils à ce point doués pour la conception-rédaction, sont-ils simplement débordés, la communication autour de l'évènement était-elle défaillante, ou ces professionnels se positionnent-ils seulement comme des "metteurs en page" et non comme des architectes de contenus ? La question reste ouverte...

28/09/2006

Vous n'impressionnez personne avec vos Buzzwords

Les Buzzwords, qu'on pourrait traduire par "buzz-langue", "jargon marketing", ou "langage zombie" sont une plaie de la communication. Mark Imbriaco de 37Signals s'exprime à ce sujet dans un billet intitulé "Buzzwords say all the wrong things" (morceaux choisis) :

"L'industrie de la Hi-tech est accro à la buzz-langue (...) Tout le monde ne cesse d'implémenter, de maximiser, de se positionner. Les processus de création de valeur, d'efficience, les solutions, les infrastructures se suivent sans fin.

En fait, les buzzwords sont souvent un masque. Les gens qui les utilisent dissimulent leurs idées, ou dissimulent leur manque d'idées justement. Ils compensent : n'ayant rien de substantiel à dire, ils tentent alors d'utiliser des mots qui impressionnent.

Mais les gens qui abusent des buzzwords n'impressionnent personne. Ils ont plutôt l'air de personnes qui essaient d'impressionner. Ce qui n'est pas du tout la même chose (...)

Vous souhaitez vraiment impressionner quelqu'un par votre langage ? Alors soyez explicites, ou taisez-vous. Une personne de valeur vous respectera bien davantage pour avoir dit moins que pour avoir utilisé de grands mots sans réelle signification.

Les gens de la Hi-tech usent trop souvent de mots qui laissent penser que nous faisons partie d'une sorte de société secrète. C'est comme si nous disions que nous pouvons nous exprimer dans un langage que nous seuls pouvons comprendre. C'est une façon de créer une barrière entre eux et nous. C'est une forme d'exclusion.

Vous n'avez pas besoin de vous barricader ou d'exclure les autres quand vous avez foi en votre message. Quand vous avez réellement foi en ce que vous dites, vous souhaitez au contraire que tout le monde puisse comprendre (...)"

25/09/2006

Blog : pour ou contre les "liens en vrac" ?

Une questions pour mes lecteurs : que pensez-vous des billets sous la forme de liens en vrac, à la manière de Tristan Nitot ou de Thanh Nguyen ?

Pour l'instant, restant plutôt fidèle à une charte éditoriale orientée "contenu" et non "revue de blog", je me suis abstenu de produire ce type de billets. Toutefois, je découvre souvent sur des blogs qui le pratique des ressources intéressantes. Et de mon coté, je déniche souvent dans ma veille quotidienne des ressources de qualité qui mériteraient d'être mentionnées, sans pour autant justifier la rédaction d'un billet dédié.

Alors pour ou contre les liens en vrac ? Et à quelle fréquence ?

31/08/2006

Scepticisme 2.0

A l'aube d'une bulle internet 2.0, Tim Berners Lee remet les pendules à l'heure dans une récente interview :

L'interviewer : "Vous savez, à propos du Web 2.0, une explication fréquemment avancée est que le Web 1.0 consistait à connecter des ordinateurs et à rendre l'information disponible. Le Web 2.0 lui connecte les individus et facilite leur collaboration. Est-ce la façon dont vous voyez le Web 2.0 ?"

Tim Berners Lee : "Pas du tout. La vocation du Web 1.0 était dès le départ de connecter les individus. C'était déjà un espace interactif. Mon opinion est que le Web 2.0 est juste un jargon, que personne ne sait vraiment définir. Si le Web 2.0 se résume pour vous aux blogs et aux wikis, eh bien c'est simplement de l'interaction entre individus. C'est que le Web devait être dès le départ.

En réalité, le Web 2.0 consiste à utiliser les standards qui ont été définis par ceux qui ont construit le Web 1.0 : Le Web 2.0, c'est utiliser DOM, HTML, SVG, HTML, etc, c'est-à-dire construire des applications basées sur les standards, avec un peu de javascript en plus (...) Mais l'idée d'un web consistant en une interaction entre les individus est vraiment ce pour quoi le Web était pensé depuis le début."

Tom Foremski enfonce le clou sur son blog :

"Chaque société du Web 2.0 ne fait finalement que proposer une variante du couteau-suisse-social-collaboratif, chacune offrant à peu près les même choses (...) A mon avis la prudence s'impose (...) je l'ai dit depuis plus d'un an, mais avec tout ces services sortant de phase alpha, je crois qu'il est important de souligner combien nombre de ces sociétés sont dans une impasse.

Par exemple, combien de temps faudrait-il à Google, Yahoo, ou Microsoft pour faire un reverse engineering de ces services ? Une semaine pour la version alpha, et un mois pour la beta, sans compter qu'ils ont déjà la capacité de monétiser ces services en 2 semaines (...)

Ces sociétés ne peuvent réussir que si elle deviennent des standards de fait, en réunissant une communauté suffisamment large. Les communautés ne sont pas crées à coup de communiqués de presse. Elles ne sont pas annoncées : elles sont cultivées. Parmi la quantité de communautés 2.0, certaines deviendront très larges. Mais ce ne sera le cas que pour une toute petite fraction d'entre elles."

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