Référencement, Design et Cie

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27/10/2005

Un guide pour aborder plus simplement l'accessibilité

Accessiweb, le centre de ressources et de recherche sur l'accessibilité du Web, a publié il y a quelques jours son guide à destination des webmasters soucieux de l'accessibilité de leurs sites et applications web.

Ce guide constitue une aide précieuse, en détaillant et illustrant les points de contrôle, les moyens d'évaluation, et les solutions possibles. Seuls les critères de niveau bronze sont pour l'instant abordés. Les prochaines versions devraient par la suite traiter de tous les niveaux de validation.

25/10/2005

Halte au langage zombie !

A lire absolument sur Alistapart : cet article (en anglais) intitulé "L'attaque de la copie zombie" qui écorche le discours "baveux" et "creux" fréquemment arboré par certain sites web d'entreprises.

Exemple type de ce type de discours : "Les conclusions, consignées dans un résumé précisément architecturé, cristallisent l'aspiration de la nation à maximiser ses capacités d'innovation dans une variété de scenarios économiques modernes".

Si l'on souhaite être compris de son auditoire, et maximiser sa visibilité dans les moteurs de recherche, on optera plutôt pour le "Plain language" qui vise à être compris dès la 1ère lecture.

J'aimerais qu'il existe des ressources de ce type en français...

Del.icio.us propose un moteur de recherche

Le service de partage de signets Del.icio.us vient de mettre en place (récemment semble-t-il) un moteur de recherche.

Le moteur tient compte à la fois des tags et des titres des favoris pour determiner les ressources pertinentes, et affiche les résultats en fonction de leur popularité. Des raccourcis vers les tags connexes sont également affichés. Une recherche sur "information architecture" affichera par exemple les tags "ia", "design", "usability"... ce qui permet d'élargir la recherche autour du thême.

19/10/2005

Yahoo acquiert Whereonearth

Yahoo vient d'annoncer sur son blog l'acquisition de Whereonearth, société spécialisée dans la publicité locale, la géolocalisation et les Systèmes d'Information Géographique (SIG).

Cette acquisition devrait bénéficier à tous les services fournis par Yahoo, notamment la recherche locale, les applications de cartographie sans oublier l'offre publicitaire. Yahoo Search Marketing, ex-Overture, devrait donc dans un futur plus ou moins proche proposer des options de ciblage géographique à la hauteur de ceux proposés par les concurrents (Jusque ici, Overture ne permettait d'afficher des liens sponsorisés que dans certains pays. Il n'était par exemple pas possible de cibler la seule Belgique pour une campagne de liens sponsorisés).

L'agenda des Search Engine Strategies à Paris en ligne

Le programme des sessions du 29 et du 30 novembre est désormais disponible.

J'aurais l'honneur d'intervenir lors de la session "Stratégies des liens pour l'année 2005", en compagnie de David Durand-Pichard. Aussi, si vous avez des questions ou des points que vous souhaiteriez voir évoqués sur ce thème, n'hésitez pas à les poster en commentaire (Les lecteurs auront bien sûr droit à un compte-rendu de l'évènement).

18/10/2005

Laurent Denis parle d'accessibilité sur NetEconomie

A lire, une interview de Laurent Denis dans NetEconomie. On y parle bien sûr d'Opquast, des standards et de l'accessibilité en tant que processus.

Extraits :

"En considérant ainsi l'accessibilité comme une sur-couche applicative sur le site, on multiplie souvent les dispositifs d'accessibilité plus ou moins complexes, coûteux à développer, et à l'efficacité souvent partielle"

"Les interfaces de navigation dynamiques sont par exemple très à la mode, sur la foi d'un postulat esthétique : un menu déroulant est souvent réputé dynamiser "magiquement" la page, la rendre "cool" et séduire ainsi l'utilisateur conquis. Je peux, certes, me précipiter sur ce choix esthétique et réaliser un tel menu en XHTML CSS valide. Mais voilà que j'oublie l'utilisateur. Je cours tout d'abord le risque de parasiter son expérience de navigation avec une esthétique qui n'a peut-être rien d'essentiel ou de remarquable à ses yeux."

Jakob Nielsen évoque l'ergonomie des blogs

Nul doute que cette alerte du gourou de l'usabilité va être commentée dans la blogosphère... (Denis en parle déjà)

Pour ma part, je pense que les recommandations sont dans l'ensemble pertinentes. Je serais cependant plus nuancé sur quelques unes :

  • "Avoid cute or humorous headlines that make no sense out of context" : Tous les blogs n'ont pas vocation à être aussi factuels que les dépeches d'une agence presse. Un post peut occasionnellement y gagner à avoir un titre sortant de l'ordinaire en terme de relation avec le lecteur, en le surprenant, en excitant sa curiosité. Un blog c'est aussi de la relation, de la conversation, pas seulement de l'archivage.
  • "Classic Hits are Buried" : Un blog est un blog, pas un CMS traditionnel. Ce doit donc être un choix de mettre en valeur des posts très importants, mais en aucun cas une régle. La plupart des visites viennent d'ailleurs des moteurs de recherche qui amènent le visiteurs directement sur la bonne page...
  • "A related mistake in this category is to use insider shorthand, such as using first names when you reference other writers or weblogs". Idem, les blogs peuvent décider d'adopter un ton informel ou non.
  • "For a weblog, users must be able to anticipate when and how often updates will occur" : Un blog n'est pas une newsletter, et la fréquence des publications peut très bien être apériodique. Si un utilisateur souhaite apprecier le rythme des publications, il peut se baser sur la fréquence des derniers billets. Le seul danger est qu'une trop longue période sans billets risque de faire perdre une partie de son lectorat. Mais je ne pense pas qu'un blog nécessite impérativement une régularité de publication.

13/10/2005

Goshme, un assistant de recherche étonnant !

"Goshme", qu'on pourrait traduire en français par "étonne-moi" est effectivement impressionnant (Merci Armelle).

Goshme ressemble à première vue à un moteur de recherche, ou à un métamoteur. Mais en fait il est bien plus que cela : Goshme est un point d'entrée vers plus de 1000 moteurs, annuaires, et bases de données selectionnés pour leur qualité. On dispose alors d'un accès simple au fameux "web invisible", tout ce contenu très pertinent accessible en ligne, mais inindexable par les moteurs de recherche conventionnels.

Goshme ne propose pas de liens direct vers les pages de contenu, mais fournit les liens vers les pages de résultats des bases de données, en fonction des mots-clés tapés et des catégories selectionnées.

Bref, un outil indispensable pour le chercheur serieux.

Plutôt graphique, ou plutôt textuel ?

Il est parfois difficile d'arbitrer entre graphisme et contenu textuel quand il s'agit de produire un site web, notamment un site d'entreprise. Chaque tendance a ses partisans, les uns arguant "une image vaut 10.000 mots", les autres ne jurant que par le texte (Je me situe plutôt dans cette dernière catégorie).

Mais qu'en est-il vraiment ? Le document "Lisibilité et Intelligibilité des documents d'information", quoique traitant des documents d'information administratifs en print propose des pistes intéressantes :

L'article rappelle d'abord que "l'image a un effet cognitif non­ contesté dans la littérature cognitiviste", permettant d'améliorer sensiblement la mémorisation de l'information et "génèrant plus aisément des images mentales que les mots ne peuvent le faire".

Cependant, "le message verbal dans sa forme écrite (sans image) apparaît adéquat si le public est motivé par le sujet et s'il est apte à traiter l'information. C'est le cas du public pour qui le sujet de l'information est important et qui peut contrôler le rythme de traitement de l'information (...) Le message visuel est plus adapté dans le cas où le public est moins motivé ou moins habile sur le plan cognitif".

J'en tire personnellement les conclusions suivantes :

  • Il n'est pas pertinent de baser sa communication sur l'image, le visiteur d'un site étant à priori motivé par le sujet (puisque il a cliqué pour accéder au site), apte à traiter l'information, et pouvant pleinement contrôler le rythme de l'information. Une communication trop visuelle et donc superficielle pourrait même frustrer le visiteur avide d'information.
  • L'image peut faciliter la communication, pour les visiteurs pressés, ou peu motivés. L'image est également très adaptée pour illustrer des interactions. Il faut cependant veiller, du fait de sa capacité à générer des images mentales, à l'utiliser avec parcimonie et seulement pour illustrer le propos. Les usages gratuits, purement décoratifs sont à éviter. Ne pas oublier non plus le phénomène de "banner blindness", spécifique au web.
  • Les problématiques d'accessibilité et de référencement me confortent dans mon choix de privilégier le texte en tant que contenu principal (Ce qui ne veut pas dire négliger la qualité visuelle des sites).

D'autres opinions sur la question ?

12/10/2005

Petit compte-rendu de la journée "Peut-on vivre sans Google ?"

Organisée par Docforum, cette table ronde a été l'occasion de réflechir ensemble sur le phénomène Google, ses dangers et dérives eventuelles, ainsi que sur les nouvelles tendances en matière de recherche d'information.

Très rapide condensé de ce qui s'est dit :

Jean Veronis, tout à la fois pertinent et impertinent, nous dépeint un Google "dealer", qui veut nous rendre dépendants, et s'inquiète de la prédominance américaine dans l'accès à l'information : quel accès européens ou français avons-nous ? Voila est moribond, et l'on ne sait pas trop ce que fait Exalead, bien que celui-ci soit très pertinent... Jean nous rappelle également que la recherche, c'est avant tout du langage, et que les moteurs sont à la traîne dans ce domaine, utilisant des méthodes élaborées dans les années 70. Une plus grande utilisation des technologies du langage est donc une piste à explorer, qui pourrait passer par une analyse sémantique globale des sites, le multilinguisme... Jean pense d'ailleurs que Microsoft a les moyens scientifiques et bien sûr financiers de produire des outils de recherche efficaces.

Pour Jérôme Charron, il ne faut plus attendre d'évolutions majeures du moteur, mais seulement des services connexes. Google veut nous rendre accros, et le profiling quasi-systématique l'inquiète. Il est de plus en plus difficile d'arbitrer entre services personnalisés et vie privée. Jérôme déplore le manque de réelles innovations de la part des moteurs, tout en voyant de grandes possibilités dans l'utilisation des folksonomies, un point de vue généralement partagé par tous les intervenants. Selon Olivier Andrieu Yahoo travaillerait d'ailleurs activement sur le domaine.

Franck Poisson, considère que le terme "moteur de recherche" est dépassé, et lui préfère le terme d'"IUI", ou "Interface Utilisateur d'Information". L'avenir de Google est un "webtop", sorte de plateforme ou desktop basé sur le web. L'interface aura de plus en plus tendance à s'adapter aux recherches de l'utilisateur. Selon lui, les parts de marché des différents moteurs ne devraient pas évoluer sensiblement dans les 4 à 5 années à venir.

Armelle Thomas souligne que le critère de popularité (PageRank) est parfois pris en défaut, mais quelle alternative à celui-ci ? Armelle note également que la recherche "hors web", notamment via RSS est amenée à se développer, point de vue que je partage totalement.

Fabrice Lacroix plaide pour les moteurs thématiques et sectoriels, permettant une meilleur couverture sur un domaine donné que les moteurs de recherche généralistes.

Olivier Ertzscheid n'était malheureusement pas présent à cette table ronde. Il nous livre cependant sur son blog un Powerpoint qui aurait dû être le support de son intervention.

Quand à moi, je vous livre au format rtf mes opinions sur les différents sujets traités.

J'en profite pour remercier Docforum, Olivier Andrieu, les intervenants ainsi que le public pour cette journée sympathique :)

Edit : Jérome commente également cette journée

Edit bis : Olivier Ertzscheid nous livre ce qui aurait dû être son support de présentation

10/10/2005

Don't believe the hype !

N'en déplaise aux Google-maniaques, aux accrocs du Web 2.0, et aux relayeurs de buzz, Google ne prévoit pas de lancer de version en ligne d'Open Office : "Nous n'avons aucun plan. A l'avenir, les documents seront plus faciles à manipuler mais je ne pense pas qu'un gros logiciel client est la bonne manière de le faire".

Je l'avais bien dit en commentant ce billet de Fred Cavazza... Mais bon Google aura réussi à faire parler de lui, c'est déja ça de gagné :)

J'en profite pour vous annoncer que ce billet est le dernier du mois sur Google, histoire de voir si un blog sur les outils de recherche peut effectivement vivre sans Google ;)

5/10/2005

Bollywood mets en scène Google !

Google est à ce point célèbre qu'il inspire même les réalisateurs indiens ! "The Young and the Searchless", c'est le titre du film, retracera toute la saga du moteur vedette, de sa genèse à l'université de Stanford jusqu'à à ses développements actuels.

Quelques extraits sont déjà visibles en ligne, comme cette fameuse scène opposant Steve Ballmer et Kai Fu Lee (rappel des faits), ou celle-ci montrant un Jean-Noël Jeanneney inquiet pour notre culture.

On ignore pour l'instant si le film sera disponible en France.

4/10/2005

Ecrire pour le web

Eric Kavanagh sur le site Ergologique nous offre un bel article sur l'écriture web, en évoquant au passage le ridicule de certaines règles, comme celle des phrases de moins de 15 mots (Celle-ci en contenait bien plus, la trouvez vous trop verbeuse et difficile à lire ?).

Extrait choisi : "La simplification d'un texte est affaire de dosage bien plus que d'interdits. Aucun texte intéressant et bien écrit n'est composé que de phrases courtes ayant la même structure syntaxique. Bien qu'une structure négative puisse être plus difficile à comprendre, il est souvent plus clair et plus juste d'y recourir. La voix passive est extrêmement utile pour assurer la progression thématique dans un texte. Comme dans tout, c'est l'abus qui est à proscrire, et rarement les procédés eux-mêmes."

Pertinence sous influence ?

Dans sa dernière alerte, "The power of defaults", Jakob Nielsen relate une experience intéressante :

Des utilisateurs se voient confiés une recherche à faire dans Google. Sans surprise, 42% des utilisateurs ont d'abord cliqué sur le 1er résultat, contre 8% pour le second. C'est cette "trouvaille" qui a été curieusement le plus relatée par la blogosphère.

Mais voici quelque chose de bien plus interessant à mon avis : en inversant les 2 premiers résultats, le site en 1ère position récolte 34% des clics, et le second 12%.

Quels enseignements pouvons nous en tirer ?

L'utilisateur n'est pas stupide : si c'était le cas, les pourcentages des clics en fonction de la position n'auraient pas changé, les utilisateurs s'en remettant entièrement au moteur de recherche pour juger de la pertinence des résultats.

La réputation du moteur affecte cependant la pertinence perçue par l'utilisateur : si ce n'était pas le cas, chacun des 2 sites aurait conservé son taux de clic, les utilisateurs ne jugeant alors la pertinence que sur les seuls titres et descriptions dans la page de résultats.

Le webmaster avisé aura donc à coeur d'optimiser aussi bien son positionnement que la qualité de ses titres et descriptions (dans la mesure du possible). Quand au chercheur, c'est l'occasion pour lui de se rappeler que nous ne sommes pas toujours objectifs, et que l'exhaustivité et la diversité des sources devraient être une régle :)

3/10/2005

Yoono, moteur de recherche collaboratif et... pertinent

Surfant sur la vague des "folksonomies", Yoono est un moteur de recherche collaboratif basé sur le partage des favoris. A la différence des moteurs de recherche classiques, la recherche ne se fait pas ici par mots-clés, mais par analogie : on propose une url à Yoono, qui nous retourne alors une liste d'urls susceptibles de nous interesser, en se basant sur l'analyse des favoris des autres utilisateurs du système.

Je dois reconnaitre que je suis plutôt enthousiasmé par l'outil. Les suggestions de sites sont dans l'ensemble très pertinentes sur les recherches que j'ai pu tester. Quelques exemples :

Bien sûr la qualité et l'exhaustivité des résultats est naturellement amenée à varier selon les sujets et le nombre d'utilisateurs, mais je pense que ce type d'outil est un excellent complément à la recherche web : les résultats sont pré-filtrés par les utilisateurs, les favoris sont difficilement "spammables", et leur analyse permet effectivement d'identifier les sites qui font autorité sur un domaine donné.

Une seule reserve : le bon fonctionnement du moteur est dépendant du nombre d'utilisateurs, et de la bonne gestion de leurs favoris, ce qui implique une communauté active utilisant le service.

Merci à l'équipe Yoono de m'avoir signalé l'existence de leur outil :)